Maintenant que le plus gros de l’hiver est derrière nous et que la saison de soccer de Bastien est terminée (3ème sur 10 équipes et 8 buts personnels, saison honorable), il est temps de dépoussiérer le matériel de camping et de profiter de ce que nous n’avons pas encore eu le temps de visiter en South Australia!


La liste de ce qui nous reste à faire est longue et on se lance sur la route pendant les fins de semaine, dès que la pluie laisse enfin la place au soleil. Remarquez, on ne se plaindra pas (trop) de toute cette eau qui sublime le monochrome estival en une magnifique palette de verts hivernaux. Il faut s’y faire, les saisons de ce côté-ci de l’Australie sont ainsi que la nature profite en hiver et se meurt chaque été.

Le glacial vent austral nous pousse à explorer les régions au nord d’Adélaide, qui sont de toute façon des enfers chauffés à blanc pendant l’été. La Clare Valley (2h de route), voisine de la Barossa Valley dont on vous a déjà parlé dans un billet précédent, offre une variété de vignobles nichés au creux d’une myriade de vallons verdoyants. Quelques coups de téléphone de la part de Clinton, notre caviste local préféré, et voilà que nous sommes reçus comme des rois dans les celliers que nous visitons. Nous y dégustons principalement des blancs tirés de cépages alsaciens (gewurtzraminer, riesling et pinot gris) et quelques rouges typiques du coin. On repart bien sûr avec des bouteilles, auxquelles viennent s’ajouter quelques cadeaux parce que nous sommes “recommandés”. Merci Clinton!

Clare Valley
Clare Valley

Cette fin de semaine dans la Clare est aussi l’occasion de profiter de notre première expérience en B&B en Australie, cadeau généreux de Camille pour nous remercier de l’avoir hébergée quelques semaines en début d’année. Il est intéressant de noter des différences avec le Québec, notamment au niveau du déjeuner : quand il faut juste s’asseoir à table et dévorer ce qui s’y amoncelle dans les auberges de la Belle Province, ici on vous donne les ingrédients et vous vous débrouillez comme des grands. Mais on ne fera pas d’un cas une généralité, il faudra en essayer d’autres!

Autre fin de semaine, autre décor. Le Mont Remarkable National Park (2h30 en auto) nous ouvre en grand ses chemins de randonnée, qui serpentent à flanc de montagne ou au creux de gorges étroites.

Mount Remarkable
Balade sur les pentes du Mount Remarkable

Quand on aime on ne compte pas, et on s’avale quelques 35 kilomètres de promenades solitaires en 2 jours, ponctuées de rencontres avec les nombreux animaux du coin : marsupiaux bondissants (eastern-grey kangaroo, euro –une sorte de kangourou au pelage duveteux–, et un très rare yellow-footed rock wallaby), oiseaux (martins-pêcheurs, kookaburras –un martin-pêcheur gros comme un pigeon dont le cri ressemble à un rire sadique–, émeus) et même des varans (dont un lace monitor, ou goanna, de 130 cm aux griffes énormes).

EuroKookaburraLace monitor (ou Goanna)
Euro, goanna et kookaburra

Lace Monitor (ou Goanna)
Un beau goanna qui a choisi de grimper sur l’arbre derrière lequel Bastien se cachait

Le vrai plaisir a quand-même résidé dans les paysages printaniers, toutes les fleurs étant écloses pour l’occasion.

Mount Remarkable côté terre
Le parc du Mount Remarkable côté terre…

Mount Remarkable côté océan
… et côté océan (on voit bien les effets du vent salé sur la végétation)

Hancocks lookout
Hancocks lookout

(à suivre)