Les jours raccourcissent et la température diminue sensiblement. Mais la fin de l’été s’accompagne d’escapades et de quelques bonnes nouvelles…

Avec Emilie et Cyril, sur la crête du Wilpena Pond (photo de Cyril)
Pour faire durer un peu la période estivale, quoi de mieux qu’un petit tour dans l’outback? Ça tombe bien, Emilie (amie d’enfance de Manue) et Cyril débarquent de Melbourne pour aller camper dans les Flinders Ranges avec nous. Depuis notre passage éclair dans la région, on rêvait d’y retourner pour profiter des longues randonnées. Et on n’est pas déçu! Notre plus longue marche (21 kilomètres!) est définitivement un must, avec un point de vue incroyable sur Wilpena Pound, une des particularités géologiques des Flinders Ranges. Ajoutez à ça les rencontres privilégiées avec les yellow-footed rock wallabies et les échidnés (des animaux si timides qu’il est vraiment difficile des les approcher) et un baptême d’hélicoptère, et vous comprendrez que c’était difficile de retourner à Adélaïde…
Le Wilpena Pound, une cuvette titanesque façonnée par l’érosion.
Paysage typique des Flinders Ranges.
De retour vers Adélaïde, du côté de Burra.
Enfin, Manue retrouve une vie professionnelle un peu plus intense. Finies les petites semaines de 2 jours de travail qui commençaient à rendre Bastien jaloux! La disponibilité un peu inespérée de fonds de recherche permet au boss de Manue de lui proposer de travailler 5 jours par semaine. Au moins pour plusieurs mois, on verra bien ce qu’il se passera d’ici là…

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, le postdoc de Bastien s’accompagne d’un coup de pouce de l’université pour résoudre nos sempiternels problèmes de visa. On peut se faire sponsoriser pour enfin obtenir le sésame des immigrés en Australie : la résidence permanente. Beaucoup de paperasserie et pas mal d’argent évidemment, mais la procédure est finalement relativement rapide (à peine un mois!) et nous fait gagner à la fois une précieuse liberté d’action et une certaine tranquillité d’esprit. Finis les coups de stress tous les 6 mois pour renouveler contrats et visas de travail! On peut en plus profiter du système de santé gouvernemental (Medicare), qui se situe un peu entre les systèmes français et québécois. La cotisation est proportionnelle aux revenus (avec une majoration pour les classes sociales élevées!) et la prise en charge est totale en cas d’hospitalisation dans le public. Le problème est que les hôpitaux publics sont surchargés, les listes d’attente interminables, les médecins généralistes ou spécialisés ne respectent généralement pas les plafonds tarifaires fixés pas Medicare, et enfin la prise en charge de certaines prestations est tout simplement ridicule (dentiste et ophtalmologie/optométrie pour ne citer que ceux-là). Il faut donc choisir une assurance complémentaire privée, ce qui n’est pas forcément simple et demande beaucoup de temps et de réflexion ! Toujours la même rengaine quelque soit le pays dans lequel on vit…

On met à profit notre situation financière un peu plus stable pour changer notre char d’assaut (6 cylindres, 3.8 litres, ça fait mal quand on passe à la pompe) pour une auto un peu plus petite et franchement plus économique (Holden Vectra station-wagon pour ceux que ça intéresse). Surtout, on peut s’offrir ces billets d’avion qui vont nous permettre de revenir en France (Bastien) et à Montréal (nous deux). Alors à vos agendas, prêts, partez : Manue sera à Montréal en conférence du 18 au 23 juillet puis en vacances du 24 juillet au 6 août; Bastien sera à Montréal du 27 juillet au 3 août, puis à Paris du 4 au 13 août. Pour les amateurs de gros party, marquez le samedi 31 juillet d’une grosse croix rouge si vous voulez fêter les 30 ans de Manue! (On vous tiendra au courant des détails d’ici juillet) Qui ça tente de nous revoir?
A gauche : attention aux kangourous skieurs; à droite : un panneau qu’on ne verra jamais au Québec.