On avance dans l’année 2011 en vitesse rapide, histoire de rattraper le train du temps qui passe trop vite.


Puisqu’il faut battre le fer quand il est chaud, nous avons remis nos sacs sur le dos et enfilé nos souliers de randonnée pour aller passer du temps dans le Mont Remarkable. Ce n’est pas notre première visite de ce parc national mais cette fois le programme est différent. On commence par deux soirées et une journée civilisées en compagnie de Jen, Gary, Hugh et Patricia, nos compères de la marche dans les Flinders Ranges qui préfèrent cette fois profiter tranquillement du camping et du feu de bois. On leur fait découvrir la pétanque (sans le pastis malheureusement) avant de les quitter pour trois jours de marche forcée – qu’on s’auto-inflige avec le sourire bien sûr, mais uniquement lorsqu’Emmanuelle s’est assurée que les objets pesants sont dans le sac de Bastien…

Quelques animaux qui ont croisé notre route: des émeus, un red-capped robin (rouge-gorge) et un kangourou Western Gray.

Bien que ce soit la fin de semaine de Pâques, on ne rencontre du monde qu’aux alentours des campings aménagés qui sont pleins à craquer. Le reste du temps, on se partage le parc avec les kangourous, oiseaux, reptiles et autres insectes. Les heures de marche s’enchainent sans trop de problème (Emmanuelle a pris les bons souliers de randonnée cette fois) même s’il faut traverser des gorges et passer d’un sommet à un autre. Nos nuits sont étoilées et solitaires, et on apprécie ces moments privilégiés loin de la ville et du bruit.

Pas mal comme panorama!

Les autres fins de semaine estivales et automnales sont consacrées à l’inévitable festival de musique du monde d’Adélaïde (Womadelaide) et autres activités culturelles comme des concerts ou la comédie musicale Wicked, au foot pour Bastien (qui connait une année assez exceptionnelle, on en reparlera en fin de saison dans 2 ou 3 billets), à la plage et aux soirées entre amis. Après 3 ans en Australie, on constate que nous sommes entrés dans une espèce de routine avec la répétition des activités saisonnières, bien que le sentiment de découverte soit toujours assez fort. Autres constats, notre niveau d’anglais est devenu confortable et notre réseau social s’est consolidé, l’un expliquant sans aucun doute l’autre et vice-versa.

Quant au boulot, Bastien se consacre entièrement à ses projets et espère récolter bientôt les fruits de son labeur. Pas facile, mais l’espoir le fait s’accrocher vaillamment à la barre. Emmanuelle de son côté est à temps partiel et alterne journées de travail bien remplies avec sport et exploration de ses talents culinaires jusque là insoupçonnés (heureux Bastien qui doit tout goûter!). Bref, rien de nouveau à l’horizon mais on est heureux comme ça!

En route pour l’aventure!

On vous quitte sur cette photo où Bastien prend un cours de conduite en 4×4 par l’intermédiaire de son université. Vous comprendrez pourquoi dans le prochain billet…